Le 20 novembre 2009
SALTA est la ville qui a peut-être le mieux conservé son architecture coloniale : maisons seigneurales, balcons en bois, porches et grilles surchargées et petits patios intérieurs. Malgré son
importance croissante, SALTA a conservé un caractère provincial. Elle est vivante le jour et animée la nuit. Nous n'avons pas pu, à notre grand regret, retrouver Chantal et notre première
chambre. Toutefois le logement que nous avons trouvé était fort agréable.
A notre auberge, ce matin, nous faisons la connaissance de deux jeunes Français, Carine et Olivier. Ils vont vers les chutes d'Iguaçu en avion depuis SALTA par la ligne intérieure qui vient de
s'ouvrir. Nous les amenons à l'aéroport. Ils nous ramènent des petits colis en France, merci Carine, merci Olivier et à bientôt sur notre blog et à plus tard en France.
Au retour, nous faisons le plein dans une GRANDE surface à l'extérieur de SALTA. Quel paradoxe de voir un grand rayon de guirlandes, de boules, de sapins de noël, de Père Noël sous sa
grosse cape rouge, de neige artificielle et juste à côté un autre grand rayon consacré à tous les articles d'été et de plein air : piscines, tentes, chaises longues, tables de camping ... etc.
Cet après-midi, visite de deux musées à SALTA, très beaux. Dans le dernier, rencontre d'un couple de retraités français, de SENOZ de surcroit, Paul et Monique. Eux aussi font le tour du monde,
dans le sens horaire et, ils en sont au 2 ème. Ils terminent leur périple par le nord de la Patagonie et rentreront en France pour Noël. Bien évidemment, chaque fois nous nous échangeons nos
adresses Email et promettons de nous revoir en France. "Virus du voyage" quand tu nous tiens ...
Le 21 novembre 2009
Nous quittons SALTA en direction du sud. Notre but est de rouler dans les vallées Calchaquies. La route est sinueuse et devient de temps en temps une piste. Nous prenons en stop d'abord une dame
toute seule et ensuite une autre dame avec un enfant de deux ans. Les échanges en Espagnol sont plus faciles qu'en Portugais.
La vallée verdoyante change au fur et à mesure que nous montons en altitude pour devenir
minérale au col à 3348 m. En redescendant à 2200 m nous trouvons la route 40 et arrivons à CACHI, une jolie petite ville de 5500 habitants au pied du Nevado de Cachi dont les cimes
enneigées dépassent les 6000 m. Nous y visitons un musée archéologique fort intéressant et très riche en pétroglyphes.
Ensuite nous roulons sur la "Ruta 40" en direction de CAFAYATE. Cette piste roulante est quand même difficile et éprouvante, plus la température de 39°C à plus de 2200 m d'altitude à 16 heures
ont eu raison de notre fatigue. Nous nous arrêtons à ANGASTACO pour la nuit et un repos bien mérité.
Le 22 novembre 2009
Reposé, nous quittons ANGASTACO. Toujours par la nationale "Ruta 40", tantôt piste, tantôt route normale, nous allons vers CAFAYATE. Que de vignobles ! on se croirait dans la vallée du Rhône.
C'est dimanche. Aussi dès que nous voyons une cave vinicole ouverte, nous nous arrêtons.
Un groupe de Français en voyage organisé, avec guide et traducteur viennent d'arriver. Aussitôt nous leurs emboitons le pas et avec eux nous faisons la visite complète de la cave et les
dégustations.
Nous repartons non sans avoir acheté, bien évidemment, le "Torontés" (vin blanc de la région très réputé) et du chardonnay. Mais qu'ils sont bons ces vins! et à votre santé à tous.
Nous poursuivons notre route, toujours en direction du sud. Sous 39°C à l'ombre et il n'y a pas d'ombre, que des cactus cardon, nous visitons les ruines de Quilmes où les indiens se battirent
comme des acharnés et résistèrent 130 ans avant d'être déporté vers Buenos Aires. Nous faisons étape à BELEN. Aucun guide en notre possession ne fait mention de cette ville qui pourtant compte 11
000 habitants.
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Levés de bonne heure, nous partons à 4 H pour les Geysers de Tatio. Après deux
heures de route cahotique nous découvrons à 4300 m d'altitude un site étonnant : 64 geysers bouillonnants et des centaines de fumeroles. Il fait moins 8° C, nous sommes "gelés" au milieu de toute
cette eau brulante.
SAN PEDRO DE ATACAMA (5000 habitants, altitude 2440 m) est un splendide petit
village d'adobe (briques de terre et de paille séchées au soleil). Il est au coeur d'une oasis perdues en plein désert d'Atacama, le plus aride au monde. Certaines zones n'ont jamais connu la
pluie.